06 avril 2007

DAKAR! Les mains vides...

Bon ben voilà.

Le sahara occidental, c'est fait... La mauritanie, c'est fait... Le Sénégal, c'est presque fait...

Voici donc les grandes lignes des grands moments de la semaine, depuis la séparation franternelle jusqu'à l'arrivée Dakarienne, et le retour demain soir.

Piet et moi nous sommes donc quittés le mercredi 28 mars, le coeur serré et la tête pleine de souvenirs que rien ni personne ne pourra jamais nous enlevé. C'était de la magie mon vieux, tout ça à tes côtés...

Départ donc pour la longue traversée des quelques 3000km qui séparent Agadir de Dakar, cette longue et interminable bande de desert aride, le Sahara. 21h de car pour les 1er 1000km, largement le temps de se rendre compte que l'absence de mon frère crée un manque indéniable, mais largement le temps de faire le point sur 5 superbes semaines écoulées. A mesure que je m'enfonce dans le Sud marocain, l'air se réchauffe, l'eau se fait rare et les terres ne sont que solitude et désolation... La sahara est définitivement un environnement terriblement hostile à l'homme. Les 50 degrés de la mi-journée ont vite fait de laisser place au froid de la nuit. Fatigué, j'arrive à Dakhla, dernière ville à 350km de la frontière mauritanienne, ou je rencontre Aziz avec qui s'improvise une petite soirée Chicha - thé - danse entre tous ses amis, fabuleux!

Un dernier moment fort au maroc avant de traverser le lendemain soir, après 12h en 4x4 pour 350km seulement, la frontière mauritanienne. A priori, les villes maures n'ont vraiment rien à offrir mais les gens sont très accueillants et les paysages arides du désert saisissants. La lutte contre le chaud et la soif est rude, à l'image des transports et des négociations pour obtenir des prix normaux. La traversée de la mauritanie sera réalisée en 48h, avec très peu d'arrêts, seulement un changement dans la capitale Nouakchott. J'immortalise qlq somptueux décors sur mon appareil jettable denier cri (haha) qui de toute façon n'arrivera jamais à Bruxelles... vous comprendrez. J'arrive donc au matin de 1er avril à la frontière sénégalaise, Rosso. Il me reste +/- 450km à parcourir pour rejoindre Dakar, où Cath, Gilles et Audrey devraient se trouver. Les taxis brousses laissent perplexe, certaines de ces 'voitures' sont dans des états largement plus délabrés qu'une voiture après la casse. Mais ça roule. Petit accident de parcours qd même avant de traverser saint Louis. Notre chauffeur de peugeot 405 version 7 places (...) éclate sa direction et déboule dans le fossé... Tout le monde est sauf, sauf la bagnole. Ca devrait pas poser trop de problème pour la remettre sur roue je suppose. Bref, on trouve un autre taxi brousse pas bien plus rutilant mais qui assurera qd même la liaison jusqu'à Dakar...

Haaaa... Dakar. Malgré tout ce qu'on m'en avait dit, c'est de loin l'endroit le plus tranquille que je rencontre depuis Tanger. Les gens rient, sourient, dansent, chantent, que du bonheur!!! Le côté harcèlement du riche touriste blanc est à des lunes de ce qu'il est au Magrheb, même s'il existe. Pas d'insistance, pas d'agressivité, vraiment, ça change. Je retrouve donc Cath sur l'île de Ngor, petit paradis balnéaire en comparaison avec les côtes nord africaines... Retrouvailles, gros câlins (ça fait du bien), bouffe sur la plage les pieds presque dans l'eau. L'endroit où elle habite est de loin ce que j'ai vu de mieux, c'est vraiment Nice comme on dit ici! Bref on se fait assez vite à la lenteur et au lazy du Sénégal Life Style. Gilles arrive en soirée, mais on est tous tellement naze qu'on ne trouve pas vraiment la force d'aroser grassement le tout.

Le lendemain est consacré à une petite visite de Dakar suivie d'une après midi plage/glandage profitable à Gilles, audrey et leurs coups de soleil. Le rouge lui va si bien (standard champion fieu)! Départ le lendemain pour le delta du Siné Saloum. Les paysages enfin se gorgent d'eau, de baobabs énormes et d'arbres inconnus, l'afrique noire telle que je l'imaginais. On passe trois jours dans le delta ou on altèrne les ballades en pirogue avec les sièstes et les orgies gustatives. Y'a pas à se plaindre... Sur le retour, je laisse à Cath la périlleuse mission de garder mon sac 5 minutes le temps de trouver une banque et de revenir... L'avantage du voyage roots, c'est que j'ai pas grand chose avec moi... Un caleçon, un t-shirt, une pharmacie, une lampe frontale, un kw, et un essui... Expérience oblige, mon passeport ma thune et mes cartes sont dans ma poche.

Bref, notre sergent de mission spéciale haute sécurité relâche l'espace d'un instant sa vigilance presque sans faille et oublie tout bonnement l'objet de toutes les convoitises sur le trottoir. Il n'en fallait pas bcp plus à l'ennemi ultra-attentif pour s'emparer de tous mes précieux biens. En gros la blonde a laissé mon sac on sait pas trop où et je me retrouve en marcel-short-tongue pour mon retour a BXL! LETS ROCK! La pauvre croit d'abord au poisson d'avril puis lorsqu'elle se rend compte que je ne blague pas, ressent une pointe de culpabilité... T'inquiète poulette! On se poile un bon coup. Hormis l'appareil photo (jettable heureusement...), y'avais vraiment rien d'important là dedans! C'est donc léger comme l'air et libre comme le vent que nous rentrons à Dakar, pour se prélasser (cath travaille qd même vendredi jusque midi...) deux ultimes jours avant un retour que je ne suis pas si loin de repoussé... L'afrique noire donne des envies de voyage... aie aie aie... Heureusement la raison est forte et les motivations de rentrer énormes. Je postpose donc de prochaines aventures africaines dans mon agenda mais avoue bien que la tentation est maintenant à son comble... On sait comment ça s'est fini la denière fois!

Je serai donc là comme prévu dimanche 8 avril à 13h15 à Zaventem.

Je vous propose de venir prendre un petit verre chez moi à partir de 16h. Apportez toujours de quoi boire, je prevois les fonds de stock. Si le temps est clément, prenez de quoi griller ou éventuellement une salade, on s'offrira bien un petit BBQ!

A dimanche donc, et bon week end!!!

pHIL

Posté par arborvitae à 14:47 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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